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博文
(2012-03-15 09:18)
标签:

旅游

分类: Travel

春日到,阳光灿,哥哥心绪很舒畅,
骑车行,骑车游,哥哥自虐很威武。

 

昨天骑自行车车从上海去湖州,全程155km,平均时速16.7km,最高时速30.6km,骑行用时9个半小时,除去在朱家角逗留吃早午餐,在吴江梅堰吃点心的时间,全程基本木有什么休息。

总体感受:出汗难受,路上小杂货铺太少,有好几段公路上没有一个同行人,不过江苏段路况真心好,一路上路过的有些小镇有好吃的。从市内骑到青浦那一段,由于是刚骑不久,还挺兴奋,出了上海后,目标平望的那段真的很无聊,而且风向原因还顶风。。

日志

 

天儿朦朦亮了,准备出发上路!
3月13日06:08


梅川路,日出
3月13日06:45

前路漫漫,就快上318了!!
3月13日08:04

 

好不容易路过一个加油站,解决一下急事
3月13日08:16

终于国道了,接下来只要一路向西了,可是肚子开始叫了,前两个小时不断找路,实在骑的太慢,这就开始加速了!
3月13日08:24
人车路墩,5公里合影,我是从江桥那边入的啊318所以错过了0公里墩
3月13日08:30

就快到朱家角了,出去就是淀山湖,于是就快有美景了,关注着的亲们也期待吧哈哈
3月13日09:21

拐到古镇朱家角,小龙笼和馄饨居然那么好吃,而且才10块钱
3月13日09:43

到绿洲了,我满脑子还在想刚刚吃的好吃的!
3月13日10:07


很静谧吧哈哈
3月13日10:35
连续骑了4个多小时了,这会儿稍歇一下。衣服已经湿透,但听剑剑的不能脱。。。
3月13日11:00 
终于出上海了,接下来的路不会再拐到南向吧,南风太大了今天,顶风的路真费体力!
3月13日11:25 

江苏段的路面真心好!!!!
3月13日11:55
骑过同里了。。。。。。。
3月13日12:28

回复@肖小华新青年:木有啊,我好着呢,就快过平望了。。。。 //@肖小华新青年:赶脚你要崩溃了啊~
3月13日13:38

在吴江市梅堰镇尝了一种当地小吃,酒酿饼,太好吃了,满口的豆沙馅,皮子叭脆,卖饼的阿姨的苏州话好糯,她说我有口福,大老远跑来吃到了刚出炉的饼子!
3月13日14:14


到南浔了,离湖州也不太远了!已经骑行了120多公里。。。。目前身体状况良好,没有疲劳感,只是公路上小杂货铺太少,我带的说也不够充足,口渴是真心有!
3月13日15:27

回复@爱美丽同学:就是要你们羡慕嫉妒恨的哈哈,这样我就真心开心了! //@爱美丽同学:刚起床就看到你在吃,而看看我房间,虾米都没有。我要回国!
3月13日15:28

终于到了,全程骑了九个半小时,现在心跳血压略不正常,生命体征平稳,总共155公里,平均时速16.7,最高速30.7。大家请安心了吧哈哈
3月13日17:45
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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其实,我还是比较懒的,要不是为了参加这次第八届卡西欧杯全国翻译竞赛,估计我的秃笔不知道等到哪天才能削一下。。自抽n下。这次又是在快到截稿日前才看到了竞赛启示,8月2日,刚完成了法语部分的初稿,还没修润校对,英语部分还只开了个头,却临时有事要去南通呆个十天半月,哎,截稿日是10号,于是到了宾馆后,继续努力赶稿。后终于与8月8日完成并寄发译文社,特此感谢Julie帮我打印整理,并挂号信寄出。

闲话不多表,进入正题,附上拙作,往大家指正

首先是法语这篇

此次选的文章很赞,是法国作家让·吉奥诺的名作《L'homme qui plantait des arbres》,《种树的男人》,又译《植树的牧羊人》,不过竞赛题目只是选段,等过段时间,我打算把文章完整翻出来,做个投稿也好,做个练习也好。文章描写的是世界大战前后,一名老人在法国南部高地,默默植树的壮举,以此造福了许多的百姓,由于是短篇小说,文章结构紧凑,语言简练,但字与字组成的语意却引出很多的寓意。虽然只是选段,但是在译之前,脑袋里还是回顾了下,在北京听刘和平老师的课时得到的一些理念,动笔之前做了很多译前准备,这位后来的翻译工作带来了很多的便利,把原文都扫了一遍后,再动笔开始翻比赛选段,虽然只是个虚构的故事,但是却让人觉得一切都是真实的,怪不得作者作品发表后一度有人去故事发生的地方寻访植树老人。总之很喜欢这位作者的叙事风格,简单的语言,却阐述清楚了自己的哲学观点。

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译文:

植树人

 

让·吉奥诺

 

1920年起,每相隔不到一年,我就前去拜访埃尔泽阿尔·布非耶。这期间,我从未见到他对植树一事有过怀疑或动摇。然而也就上帝知道,种下去的树能否成活!我真的数不清他该为之失望了多少回。不过,我们可以轻而易举地想到,为了取得如今这样的成果,他一定克服了许多困难;为了这份对胜利的坚定信念,他只能与沮丧不断角逐。一年间,他种下了一千多棵枫树,然而它们都夭折了。后一年,他又改种山毛榉,竟一举成功,这种树比橡树还容易成活。

 

在正确评说他这份惊人的毅力时,请别忘了,这完完全全是他独自在做着,在行将就木之前,孤独的坚守,孤独的以至于他都不习惯说话了,也可能他觉得没必要说什么了。

 

1933一名满怀着惊奇的护林员前来拜访他。护林员命令他别在屋外燃火以防对这片“天然林”的成长构成危险。这名天真的男子告诉他,新发现这儿有一片完全天然成长的森林,其实,自他开始植树以来,这还是第一次听到有人这么说。而这期间,他正要去离家十二公里远的地方植树。那时他已经七十五岁了,为了免于来回的奔波,他打算在植树的地方旁建一幢石头小屋。小屋后于次年落成。

 

1935年,一个名副其实的管理委员会来巡察了这片天然林。该委员会由一名林业与水利部的重要官员、一名众议员,还有些技术专家组成。巡查过后,众人七嘴八舌地讲了很多不切实际的话,却决定了一些待办事项,所幸除了把这片天然林列入国家自然保护名录与禁止任意砍伐制炭外一事无成。要知道,面对这片郁郁葱葱的小树林组成的美景,不折服是不可能的。众议员阁下就拜倒在这美景的石榴裙下。

 

委员会中有一名护林局的长官是我的朋友。我向他吐露了天然林背后的“秘密”。一周后的一天,我和他俩人去探望埃尔泽阿尔·布非耶。在距巡察点二十公里之外,我们找到了老人家,他正埋头植树。

 

我和这位长官朋友的交情其实不是很深。不过,他对有些事的价值却心知肚明。在与老人相见后,城府极深的他适时保持沉默。过了会儿,我拿出带来的鸡蛋给大家充饥。我们三人分享了这简单的一餐,而后沉默着,在凝望着美景中渡过了数小时。

 

视线转向我们来的那边,可以看到那里覆盖着的树都有六至七米高。我回想起那里1913年时的样子:那时却是一片荒芜……正是从事这份平静而又规律的工作,呼吸这高地清新的空气,这种淳朴的生活方式,还有那与世无争尤为从容的心态,赋予了老人异乎寻常的强健体魄。他像是在与上帝赛跑的运动员。我默想着:他还将为多少公顷的荒土穿上绿衣?

 

在与老人道别之前,我的朋友爽直地提出了一个小建议,主要是关于在这片地里种什么树种显得更为合适。当然对此他并不固持己见。而后,他对我说道:“老实说,在种树这事上,这位老人家显然比我懂得多!”。回程的一个小时路程中,他若有所思,最后还补充了一句:“他比任何人都懂得多。他发现了幸福的真谛。”

必须要感谢这位长官之后所做的工作,不单单是给这片林子带来了保护,还减轻了老人的护林之职。他任命三名护林员专职保护林地,并警告他们必须勤勉履职,面对盗伐者的糖衣炮弹一定要熟视无睹。

 

自此这片林子一直安然无恙的成长,除了1939年战争期间。当时的汽车燃料是甲醇,而作为甲醇提炼原料的木材又供应不足。于是迫于战争,人们开始砍伐老人于1910年种下的橡树,幸好,这片树林离公路网很远,从生产成本角度看这显然对制醇企业不利,只得放弃了采伐。这些事我们的植树先锋老人家可一点没瞧见。他在离这片橡树林三十公里的地方, 1939年的这场战争一点都没影响他,他就像无视1914年的那场战争一样,继续从容地忙着植树。

 

我最后一次见到埃尔泽阿尔·布非耶是1945年。那年他八十七岁。以前,去拜访老人要步行并取道荒野,而如今,尽管战争给各地留下了满目的疮痍,却有一趟巴士往返于迪朗斯河谷与山岳之间。正是搭乘这种相对迅捷的交通工具,害我没法认出第一次来时走过的那些地方,而且,车途经的路线就像是在把我往一个全新的地方带。我不得不向人询问村子的名字,来确认这是我要去的地方,曾经遍地狼藉、一片荒芜的地方。我在威尔贡村下车。1913年时,这个由十至十二间房子组成的小村有三名住户。他们不怎么开化,离群索居、互憎互恨,以设陷阱捕猎为生,无论在心理还是生理上都像是史前人。村庄里一片死寂,荨麻的藤蔓吞没了围绕着他们的废弃房舍。他们生活在无望之中,似乎活着只是为了等死,只有死了才是正真解脱。

 

然而,过去的一切如今都改观了,甚至连呼吸到的空气都不同了。过去这里迎接我的风,狂暴而又生硬,如今却变成透着清香的柔软和风。细听,那振动耳膜的声响,像是高处传来的淌水声,却是清风划过林间的摩挲声。其实更有趣的是,真正的水声是来自一个有流水的池子。我瞧见那是个人造喷水池,充盈的水在里头翻滚,不过最能撩动我心弦的是人们在池子旁种下的菩提树,这树应该已满四岁了,树干挺拔,枝繁叶茂,是这里复兴进程最毋容置疑的象征。

 

除此以外,威尔贡村的人民还怀着满腔的热情辛苦劳作,这份热情全依赖于对美好生活的向往。希望在这里重回大地。人们清理了废墟,推到了残垣,而后重建五所新屋。村里如今有二十八名住户,其中还有四对新婚夫妇。村上的房屋粉刷一新,屋外围着菜园,园子里混栽着一排排的蔬果和鲜花,有卷心菜和玫瑰花、韭菜和金鱼草,芹菜和银莲花。自此以后这里成了人皆向往的世外桃源。

 

从小村出发,我继续步行赶路。我本以为刚经历的这场战争会让生活完全失去光彩,但拉扎尔①却在这儿复活了。放眼望去,山腰下,小块的大麦和黑麦田里一片青葱,长势喜人;狭小的山谷底部,数片牧场被染成了绿油油的一片。仅仅时隔八年的光景,整个村庄就沁出强健与富饶的光芒。我1913年来时,一片废墟的地方,如今建起整齐的农田,田土十分肥沃,这片景象凸显出幸福与安逸的生活气息。在森林的庇护下,雨水与冰雪汇入已干涸的古老泉流,老泉再度潺潺流淌。人们把泉水引向各处。在每个农田旁的枫树丛里,喷泉池的水满溢至如同地毯般的鲜薄荷叶上。一点一滴地,各处的村庄都重建起来。平原地带的高地价,使居民们从那儿搬来高地定居,他们带来了自己的青春活力,带来了人口的流动,带来了坚毅的开拓精神。走在路上,你可以见到健硕的男男女女,见到满脸笑容的男孩女孩,他们的脸上透着村里集会时的那种欢愉。要是算上那些过上安逸生活后不容易被认出的原住民,再算上新搬来的居民,那总共有一万多口人,要为他们现在的幸福生活而感激埃尔泽阿尔·布非耶老人。

 

当我想到,单凭一个人,仅单纯地靠着他的肉体与精神在支撑,竟能让一片不毛之地化作人间天堂,我认识到,无论如何,这种锲而不舍的精神是值得我们崇敬的。啊,当我想到铸就这人间天堂的伟大心灵,这份坚韧顽强,这份无私的奉献精神,我要向这位没有受过教育的植树人献上我最崇高的敬意,他向上帝交出了自己最完美的杰作。

 

1947年,埃尔泽阿尔·布非耶于巴农养老院安然辞世。

① Lazare——拉扎尔,圣经中的一个人物,其被耶酥从坟墓中唤醒复活,见《圣经·约翰福音》第1444节。此处作者是借此典故,叙出战后的高地完全没有墓场的样貌,却像是一个新的世界,一片繁荣。

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原文:  


L’homme qui plantait des arbres
Jean Giono

À partir de 1920, je ne suis jamais resté plus d’un an sans rendre visite à Elzéard Bouffier. Je ne l’ai jamais vu fléchir ni douter. Et pourtant, Dieu sait si Dieu même y pousse ! Je n’ai pas fait le compte de ses déboires. On imagine bien cependant que, pour une réussite semblable, il a fallu vaincre l’adversité ; que, pour assurer la victoire d’une telle passion, il a fallu lutter avec le désespoir. Il avait, pendant un an, planté plus de dix mille érables. Ils moururent tous. L’an d’après, il abandonna les érables pour reprendre les hêtres qui réussirent encore mieux que les chênes.

Pour avoir une idée à peu près exacte de ce caractère exceptionnel, il ne faut pas oublier qu’il s’exerçait dans une solitude totale ; si totale que, vers la fin de sa vie,il avait perdu l’habitude de parler. Ou, peut-être, n’en voyait-il pas la nécessité ?

En 1933, il reçut la visite d’un garde forestier éberlué. Ce fonctionnaire lui intima l’ordre de ne pas faire de feux dehors, de peur de mettre en danger la croissance de cette forêt naturelle. C’était la première fois, lui dit cet homme naïf, qu’on voyait une forêt pousser toute seule. À cette époque, il allait planter des hêtres à douze kilomètres de sa maison. Pour s’éviter le trajet d’aller-retour-car il avait alors soixante-quinze ans - il envisageait de construire une cabane de pierre sur les lieux mêmes de ses plantations. Ce qu’il fit l’année d’après.

En 1935, une véritable délégation administrative vint examiner la forêt naturelle.Il y avait un grand personnage des Eaux et Forêts, un député, des techniciens.On prononça beaucoup de paroles inutiles. On décida de faire quelque chose et,heureusement, on ne fit rien, sinon la seule chose utile : mettre la forêt sous la sauvegarde de l’État et interdire qu’on vienne y charbonner. Car il était impossible de n’être pas subjugué par la beauté de ces jeunes arbres en pleine santé. Et elle exerça son pouvoir de séduction sur le député lui-même.

J’avais un ami parmi les capitaines forestiers qui était de la délégation. Je lui expliquai le mystère. Un jour de la semaine d’après, nous allâmes tous les deux à la recherche d’Elzéard Bouffier. Nous le trouvâmes en plein travail, à vingt kilomètres de l’endroit où avait eu lieu l’inspection. Ce capitaine forestier n’était pas mon ami pour rien. Il connaissait la valeur des choses. Il sut rester silencieux. J’offris les quelques œufs que j’avais apportés en présent. Nous partageâmes notre casse-croûte en trois et quelques heures passèrent dans la contemplation muette du paysage.

Le côté d’où nous venions était couvert d’arbres de six à sept mètres de haut. Je me souvenais de l’aspect du pays en 1913 : le désert... Le travail paisible et régulier, l’air vif des hauteurs, la frugalité et surtout la sérénité de l’âme avaient donné à ce vieillard une santé presque solennelle. C’était un athlète de Dieu. Je me demandais combien d’hectares il allait encore couvrir d’arbres ?

Avant de partir, mon ami fit simplement une brève suggestion à propos de certaines essences auxquelles le terrain d’ici paraissait devoir convenir. Il n’insista pas. « Pour la bonne raison, me dit-il après, que ce bonhomme en sait plus que moi. » Au bout d’une heure de marche - l’idée ayant fait son chemin en lui - il ajouta : « Il en sait beaucoup plus que tout le monde. Il a trouvé un fameux moyen d’être heureux ! »

C’est grâce à ce capitaine que, non seulement la forêt, mais le bonheur de cet homme furent protégés. Il fit nommer trois gardes forestiers pour cette protection et il les terrorisa de telle façon qu’ils restèrent insensibles à tous les pots-de-vin que les bûcherons pouvaient proposer.

L’œuvre ne courut un risque grave que pendant la guerre de 1939. Les automobiles marchant alors au gazogène, on n’avait jamais assez de bois. On commença à faire des coupes dans les chênes de 1910, mais ces quartiers sont si loin de tous réseaux routiers que l’entreprise se révéla très mauvaise au point de vue financier. On l’abandonna. Le berger n’avait rien vu. Il était à trente kilomètres de là, continuant paisiblement sa besogne, ignorant la guerre de 39 comme il avait ignoré la guerre de 14.

J’ai vu Elzéard Bouffier pour la dernière fois en 1945. Il avait alors quatre-vingt-sept ans. J’avais donc repris la route du désert, mais maintenant, malgré le délabrement dans lequel la guerre avait laissé le pays, il y avait un car qui faisait le service entre la vallée de la Durance et la montagne. Je mis sur le compte de ce moyen de transport relativement rapide le fait que je ne reconnaissais plus les lieux de mes premières promenades. Il me semblait aussi que l’itinéraire me faisait passer par des endroits nouveaux. J’eus besoin d’un nom de village pour conclure que j’étais bien cependant dans cette région jadis en ruine et désolée. Le car me débarqua à Vergons. En 1913, ce hameau de dix à douze maisons avait trois habitants. Ils étaient sauvages, se détestaient, vivaient de chasses au piège : à peu près dans l’état physique et moral des hommes de la Préhistoire. Les orties dévoraient autour d’eux les maisons abandonnées. Leur
condition était sans espoir. Il ne s’agissait pour eux que d’attendre la mort :situation qui ne prédispose guère aux vertus.

Tout était changé. L’air lui-même. Au lieu des bourrasques sèches et brutales qui m’accueillaient jadis, soufflait une brise souple chargée d’odeurs. Un bruit semblable à celui de l’eau venait des hauteurs : c’était celui du vent dans les forêts. Enfin, chose plus étonnante, j’entendis le vrai bruit de l’eau coulant dans un bassin. Je vis qu’on avait fait une fontaine, qu’elle était abondante, et, ce qui
me toucha le plus, on avait planté près d’elle un tilleul qui pouvait déjà avoir dans les quatre ans, déjà gras, symbole incontestable d’une résurrection.

Par ailleurs, Vergons portait les traces d’un travail pour l’entreprise duquel l’espoir est nécessaire. L’espoir était donc revenu. On avait déblayé les ruines, abattu les pans de murs délabrés et reconstruit cinq maisons. Le hameau comptait désormais vingt-huit habitants dont quatre jeunes ménages. Les maisons neuves, crépies de frais, étaient entourées de jardins potagers où poussaient, mélangés mais alignés, les légumes et les fleurs, les choux et les rosiers, les poireaux et les gueules-de-loup, les céleris et les anémones. C’était
désormais un endroit où l’on avait envie d’habiter.

À partir de là je fis mon chemin à pied. La guerre dont nous sortions à peine n’avait pas permis l’épanouissement complet de la vie, mais Lazare était hors du tombeau. Sur les flancs abaissés de la montagne, je voyais de petits champs d’orge et de seigle en herbe ; au fond des étroites vallées, quelques prairies verdissaient.Il n’a fallu que les huit ans qui nous séparent de cette époque pour que tout le pays resplendisse de santé et d’aisance. Sur l’emplacement des ruines que j’avais vues en 1913, s’élèvent maintenant des fermes propres, bien crépies, qui dénotent une vie heureuse et confortable. Les vieilles sources, alimentées par les pluies et les neiges que retiennent les forêts, se sont remises à couler. On en a canalisé les eaux. À côté de chaque ferme, dans des bosquets d’érables, les bassins des fontaines débordent sur des tapis de menthes fraîches. Les villages se sont reconstruits peu à peu. Une population venue des plaines où la terre se vend cher s’est fixée dans le pays, y apportant de la jeunesse, du mouvement, de l’esprit d’aventure. On rencontre dans les chemins des hommes et des femmes bien nourris, des garçons et des filles qui savent rire et ont repris goût aux fêtes campagnardes. Si on compte l’ancienne population, méconnaissable depuis qu’elle vit avec douceur et les nouveaux venus, plus de dix mille personnes doivent leur bonheur à Elzéard Bouffier.

Quand je réfléchis qu’un homme seul, réduit à ses simples ressources physiques et morales, a suffi pour faire surgir du désert ce pays de Chanaan, je trouve que, malgré tout, la condition humaine est admirable. Mais, quand je fais le compte de tout ce qu’il a fallu de constance dans la grandeur d’âme et d’acharnement dans la générosité pour obtenir ce résultat, je suis pris d’un immense respect pour ce vieux paysan sans culture qui a su mener à bien cette œuvre digne de Dieu.

(Elzéard Bouffier est mort paisiblement en 1947 à l’hospice de Banon.)

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英语部分

原谅我对现代英语文学的无知,无法说出作者的详细资料,只知道他是畅销作家;原凉我英语差,很多动词+介词的习语让我很崩溃,不过我尽力翻下了这次英语的选段,我承认,质量不高,但重在参与,精神可嘉。不过文章还是挺有意思,和我们的生活很贴近。毕竟这是一篇今年5月发表于《时代》周报上的文章,只是这篇文章的译前准备比较折腾,很多地方都是不了解,需要查询的知识点。

__________________________________________________________________________________________________________译文:

如何成为品牌作家

托尼·佩罗特

 

如今的作者深谙,单就写书而言其实并不难。无非在付梓日期迫在眉睫时,挽起袖子,激进地大干一番自我推销的码字活计,等新书快上架时,提前数周,狂轰乱炸似地给每位朋友、亲属,还有那些仅是点头之交的所谓熟人,发去富于创意的电邮,发去脸谱网站(Facebook)的新提示。同时,在作者的个人网站上要换上与本人实际年龄不符的相片,使自己看起来更年轻些,此外,还要在博客、推特网(原文:tweets,指在Twitter推特网上的回帖)上尽情地更新内容,在优图网(Youtube)上发布新书预告片。总之,在读物、资讯、评论、访谈(瞧吧,这些人们都能想到!)、电视节目泛滥的世界中,只有尽力地自我推销才能让人们不遗忘作者。

 

在如今这个时代,大部分的作家,除了不用操心出版印刷一事,对于其他的事都需要亲力亲为,而自我推销则成了所有事中至关重要的一项,几乎容不得细想,就获得了广泛的赞同。至于我,每当我有新书问世的时候,为夺人眼球,我不得不客服己所不欲的情绪,风风火火地为之大肆喧嚷。那架势,俨然是一名勤勉的伟哥推销员,不过这种与文学背道而驰状态让我很不适。

 

揣着这份对理想与现实的疑惑,我在研读历史中重新找回信心。回顾那些王婆卖瓜的文学工作者——当然我指的是:自我营销,那些文学大师不断实践的自我营销,这总能让我的心舒坦很多。

 

极富盛名的法国小说家们,都十分了解作家与公众关系的重要性。巴尔扎克在描写19世纪巴黎文学生涯的古典主义小说《幻灭》中就曾指出:“对于艺术家来说,最难于解决的是如何获得关注。”而另一名法国文学巨匠,司汤达,在自传《狂人回忆录》中谈及:“没有一定程度的厚颜,就不可能有巨大的成功,有时候甚至可以来段弥天大谎。”大师们的这些箴言真应当刻在作家同业公会的盾形纹章上。

 

美国作家海明威通过展示自己在非洲狩猎旅行的绝版照片;撰写自己的渔猎之旅及战地考察,创造性地确立了现代自我包装的黄金标准。此外,他还为啤酒广告代言。1951年,他为百龄坛淡啤酒广告在生活杂志上留下墨宝,这副广告以双页大幅形式付梓,杂志社选用的相片摄于其哈瓦那的家中,片中人物形象极富男性魅力。马休·杰·布鲁克里和朱迪恩·斯·鲍曼在他们联合编辑的《海明威和成名良方》一书是这么描述海明威的:“他洋洋自得地出现在泛美航空公司和派克钢笔公司的广告中,肆意地各处‘留名’,代言的品牌数量,完全不亚于当代的珍妮弗·洛佩兹和勒布朗·詹姆斯。”而其他的美国作家被海明威的创建激发了灵感的火花。1953年,约翰·斯坦贝克开始为百龄坛摇旗呐喊,鼓动人们要在艰苦的田间劳作后来上一瓶冰啤酒。甚至弗拉基米尔·纳博科夫都注意到了自我营销,他巧妙地建议图片编辑在选图时,选用极富特色的相片,片中带着帽子、穿着短裤和长筒袜的他,俨然是一位昆虫学家,在森林中阔步前行。(“我其实还有很多迷人的相片,如:一个既壮硕又灵巧的我,追踪着稀有的昆虫,或者把它们网入我的花型网兜里的相片。”他热情洋溢的说到。)1920年间,布卢姆丝伯里出版社经常会以他穿越池塘为景为《英国风尚》杂志拍摄时尚片。到了1925年,甚至不谙时尚为何物的作家弗吉尼亚·伍尔夫弗吉尼,会和该杂志的时尚编辑一起在伦敦的法国服装店,挑选当时盛行的“风月俏佳人”款的服饰。

 

传统意义上的自我推销,比照相术还早了一千年。公元前约440年,希腊作家希罗多德,是第一个自掏腰包,让自己的书环游爱琴海的人。他的破冰之旅始于奥林匹克运动会,当时他立于宙斯神庙前,向权贵们高谈阔论他的《历史》①一书。到了12世纪,来自英国的牧师,杰拉德·威尔士在牛津举办自己的书友会,以期能吸引大学城里的读者。据简·莫里斯所编的《牛津掌故》中记载,他邀请牛津的学者去他所住的旅店里做客,用不尽的美食和啤酒招待了他们三天,期间为他们朗诵自己被奉为佳作的散文名篇。但比起法国活力美食家格里莫·德·拉·雷尼尔的“葬礼晚宴”,与会宾客们要容易脱身的多,条件不过是尽力推销牧师的《论快乐》一书。事实上,“葬礼晚宴”故事里的宾客们的境遇可没那么好,他们先是充满好奇,但发现自己被禁锢在摇曳着烛光的大厅里,坐在用灵柩充当的餐桌前,由身着黑袍的侍者端来无尽的食物后,瞬间变得惊恐万分,且席间格里莫还时不时辱骂他们,要他们把自己全然当做一个坐在包厢里看戏的观众。当晚宴终于翌日上午七点结束时,宾客们都把格里莫比作疯子,这消息不胫而走,格里莫的书却很快加印了三次。

 

然而,与19世纪的推销术相比,以上这些先驱者的推销实践,只能说是大巫见小巫。在《艺术大师的登峰造极——法国大革命期间的戏剧、工艺美术与自我推销术》一书中,历史学家保罗·梅兹纳写到:“新技术的引入,使巴黎街头的报刊数量激增,放眼望去,满目皆是广告。”在《幻灭》中,巴尔扎克提到:“在巴黎,满城皆是巨大招贴广告,为了保住自己有一席之地,给编辑和评论家送去现金、极尽奢华地宴请他们是再平常不过的事。”1887年,居伊·德·莫泊桑在塞纳河上空放飞了一只热气球,上面印着他刚出版的短篇小说《奥尔拉》的名字。1884年,莫里斯·巴莱士雇佣了一个男子,让他穿成三明治的样子,来推销自己的文学评论集《墨迹》。1932年,克莱特以自己的名气,建立了化妆品品牌在巴黎的店铺里销售。(不过,很可惜,首次以文学名人效应的为推销手段的这一实践,以失败告终。)

 

视角回到美国作家们上,他们的自我推销术也不断推陈出新。众所周知,沃特·惠特曼1855年为自己写的匿名评论中,极力地称赞自己为“美国最后的游吟诗人”、描述自己形象为“高大、自得其乐、满怀感情、与任何人一样食人间烟火,着装很有男人味,也很随意,脸色黝黑,满脸胡须。”其实这种手法如今在亚马逊网站上也屡见不鲜。但是,总体而言,美国作家还是没能赶上欧洲作家的创造力。相信大家一定为1927年乔治·西默农的公关噱头所震惊,这位比利时出生的法国作家以《麦格雷探长》一书闻名。为了十万法郎的奖金,这位极多产的作家承诺,要在巴黎红磨坊夜总会外竖起的透明玻璃小屋里,呆上七十二小时,并写出一部完整的小说。观众受邀给小说限定人物、主体情节,还有书名,而呆在玻璃屋里的西默农则奋力地击打着打字机,谱出小说的每一页。在一则报纸广告上,报社向公众如此保证:“这次活动的结果将创造许多新的小说记录,如:写作速度之最、写作耐力之最,甚至还能证明一位天才的创举。” 这一事件是营销学的一次创举。正如巴黎的记者皮埃尔·阿苏里纳在《西默农传记》一书中所言:“语言已无法正确描绘出他的独特创造力。”

 

但是西默农的这出戏最后无疾而终,因为赞助这项活动的报社摇曳在破产的边缘。尽管如此,西默农却赚回了巨大的知名度(同时还有两万五千发廊的定金),至于这次活动,不过是他辉煌事业一个小篇章。不过,要法国人轻易地放过一个新奇的八卦题材可不容易。数十年间,法国记者们把"红磨坊事件"描绘地极尽详细,就好像他们当时身临其境了一般。(如果撇开英国散文作家阿兰·德·伯顿的魅力不言,他与西默农的厚颜程度不相上下,多年前,他承诺在希斯罗机场的书店建成后,成为机场的首位“逗留作家”,逗留为期一周。好在比起西默农的无所产出,他还是写出了一本书,并且该书还成了希斯罗机场书店的畅销书状元。)

 

从以上这些例子中,我们能学到点什么呢?或许,除了领会到:过分夸大的自我推销会在时间长流中慢慢获得谅解外,别无其他。所以如今的作家必须用心专营自己的事业。如果我们中有人身材过人,能以极近全裸的方式夺人眼球,那么,就把自己打扮得像时尚教主嘎嘎女神(Lady Gaga)那样,露着内衣出现于扬基队的棒球比赛看台上,哗众取宠去吧。

 

换个角度而言,这也就是为什么我们要有个经纪人来打理我们的公关事宜。

 

 

 

① 希罗多德的《历史》——希罗多德,古希腊历史学家。在古罗马时代,希罗多德被誉为“历史之父”。所著《历史》一书,9卷。15卷第28章,叙述西亚、北非及希腊诸地区之历史、地理及民族习俗、风土人情。第5卷第29章起,主要 叙述波斯人和希腊人在公元前478年以前数十年间的战争。该书也是一部文学作品,书中众多人物性格鲜明,语言生动,亦作《希腊波斯战争史》。

 

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原文:

How Writers Build the Brand
By Tony Perrottet

As every author knows, writing a book is the easy part these days. It’s when the publication date looms that we have to roll up our sleeves and tackle the real literary labor: rabid self-promotion. For weeks beforehand, we are compelled to bombard every friend, relative and vague acquaintance with creative e-mails and Facebook alerts, polish up our Web sites with suspiciously youthful author photos, and, in an orgy of blogs, tweets and YouTube trailers, attempt to inform an already inundated world of our every reading, signing, review, interview and (well, one can dream!) TV appearance.

In this era when most writers are expected to do everything but run the printing presses, self-promotion is so accepted that we hardly give it a second thought. And yet, whenever I have a new book about to come out, I have to shake the unpleasant sensation that there is something unseemly about my own clamor for attention.Peddling my work like a Viagra salesman still feels at odds with the high calling of literature.In such moments of doubt, I look to history for reassurance. It’s always comforting to be reminded that literary whoring — I mean, self-marketing — has been practiced by the greats.


The most revered of French novelists recognized the need for P.R. “For artists, the great problem to solve is how to get oneself noticed,” Balzac observed in “Lost Illusions,” his classic novel about literary life in early 19th-century Paris. As another master, Stendhal, remarked in his autobiography “Memoirs of an Egotist,” “Great success is not possible without a certain degree of shamelessness, and even of out-and-out charlatanism.” Those words should be on the Authors Guild coat of arms. Hemingway set the modern gold standard for inventive self-branding, burnishing his image with photo ops from safaris, fishing trips and war zones. But he also posed for beer ads. In 1951, Hem endorsed Ballantine Ale in a double-page spread in Life magazine, complete with a shot of him looking manly in his Havana abode. As recounted in “Hemingway and the Mechanism of Fame,” edited by Matthew J. Bruccoli and Judith S. Baughman, he proudly appeared in ads for Pan Am and Parker pens, selling his name with the abandon permitted to Jennifer Lopez or LeBron James today. Other American writers were evidently inspired. In 1953, John Steinbeck also began shilling for Ballantine, recommending a chilled brew after a hard day’s labor in the fields. Even Vladimir Nabokov had an eye for self-marketing, subtly suggesting to photo editors that they feature him as a lepidopterist prancing about the forests in cap, shorts and long socks. (“Some fascinating photos might be also taken of me, a burly but agile man, stalking a rarity or sweeping it into my net from a flowerhead,” he enthused.) Across the pond, the Bloomsbury set regularly posed for fashion shoots in British Vogue in the 1920s. The frumpy Virginia Woolf even went on a “Pretty
Woman”-style shopping expedition at French couture houses in London with the magazine’s fashion editor in 1925.


But the tradition of self-promotion predates the camera by millenniums. In 440 B.C. or so, a first-time Greek author named Herodotus paid for his own book tour around the Aegean. His big break came during the Olympic Games, when he stood up in the temple of Zeus and declaimed his “Histories” to the wealthy, influential crowd. In the 12th century, the clergyman Gerald of Wales organized his own book party in Oxford, hoping to appeal to college audiences. According to “The Oxford Book of Oxford,” edited by Jan Morris, he invited scholars to his lodgings, where he plied them with good food and ale for three days, along with long recitations of his golden prose. But
they got off easy compared with those invited to the “Funeral Supper” of the 18th-century French bon vivant Grimod de la Reynière, held to promote his opus “Reflections on Pleasure.” The guests’ curiosity turned to horror when they found themselves locked in a candlelit hall with a catafalque for a dining table, and were served an endless meal by black-robed waiters while Grimod insulted them as an
audience watched from the balcony. When the diners were finally released at 7 a.m., they spread word that Grimod was mad — and his book quickly went through three-printings.


Such pioneering gestures pale, however, before the promotional stunts of the 19th century. In “Crescendo of the Virtuoso: Spectacle, Skill, and Self-Promotion in Paris During the Age of Revolution,” the historian Paul Metzner notes that new technology led to an explosion in the number of newspapers in Paris, creating an array of publicity options. In “Lost Illusions,” Balzac observes that it was standard practice in Paris to bribe editors and critics with cash and lavish dinners to secure review space, while the city was plastered with loud posters advertising new releases. In 1887, Guy de Maupassant sent up a hot-air balloon over the Seine with the name of his latest short story, “Le Horla,” painted on its side. In 1884, Maurice Barrès hired men to wear sandwich boards promoting his literary review, Les Taches d’Encre. In 1932, Colette created her own line of cosmetics sold through a Paris store. (This first venture into literary name-licensing was, tragically, a flop).


American authors did try to keep up. Walt Whitman notoriously wrote his own anonymous reviews, which would not be out of place today on Amazon. “An American bard at last!” he raved in 1855. “Large, proud, affectionate, eating, drinking and breeding, his costume manly and free, his face sunburnt and bearded.” But nobody could quite match the creativity of the Europeans. Perhaps the most astonishing P.R. stunt — one that must inspire awe among authors today — was plotted in Paris in 1927 by Georges Simenon, the Belgian-born author of the Inspector Maigret novels. For 100,000 francs, the wildly prolific Simenon agreed to write an entire novel while suspended in a glass cage outside the Moulin Rouge nightclub for 72 hours. Members of the public would be invited to choose the novel’s characters, subject matter and title, while Simenon hammered out the pages on a typewriter. A newspaper advertisement promised the result would be “a record novel: record speed, record endurance and, dare we add, record talent!” It was a marketing coup. As Pierre Assouline notes in “Simenon: A Biography,” journalists in Paris “talked of nothing else.” As it happens, Simenon never went through with the glass-cage stunt, because the newspaper financing it went bankrupt. Still, he achieved huge publicity (and got to pocket 25,000 francs of the advance), and the idea took on a life of its own. It was simply too good a story for Parisians to drop. For decades, French journalists would describe the Moulin Rouge event in elaborate detail, as if they had actually attended it. (The British essayist Alain de Botton matched Simenon’s chutzpah, if not quite his glamour, a few years ago when he set up shop in Heathrow for a week and became the
airport’s first “writer in residence.” But then he actually got a book out of it, along with prime placement in Heathrow’s bookshops.)
What lessons can we draw from all this? Probably none, except that even the most egregious act of self-promotion will be forgiven in time. So writers today should take heart. We could dress like Lady Gaga and hang from a cage at a Yankees game — if any of us looked as good near-naked, that is.


On second thought, maybe there’s a reason we have agents to rein in our P.R. ideas.

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另附译前准备时,发现的《植树人》那篇的英语译本,也是相当好的译文,给我的汉译带来很多帮助,权当收藏之哈。。

Translation from french by Peter Doyle

Beginning in 1920 I never let more than a year go by without paying a visit to Elzéard Bouffier. I never saw him waver or doubt, though God alone can tell when God's own hand is in a thing! I have said nothing of his disappointments, but you can easily imagine that, for such an accomplishment, it was necessary to conquer adversity; that, to assure the victory of such a passion, it was necessary to fight against despair. One year he had planted ten thousand maples. They all died. The next year,he gave up on maples and went back to beeches, which did even better than the oaks.
To get a true idea of this exceptional character, one must not forget that he worked in total solitude; so total that, toward the end of his life, he lost the habit of talking. Or maybe he just didn't see the need for it.

In 1933 he received the visit of an astonished forest ranger. This functionary ordered him to cease building fires outdoors, for fear of endangering this natural forest. It was the first time, this naive man told him, that a forest had been observed to grow up entirely on its own. At the time of this incident, he was thinking of planting beeches at a spot twelve kilometers from his house. To avoid the coming and going - because at the time he was seventy-five years old - he planned to build a cabin of stone out where he was doing his planting. This he did the next year.

In 1935, a veritable administrative delegation went to examine this « natural forest ». There was an important personage from Waters and Forests, a deputy, and some technicians. Many useless words were spoken. It was decided to do something, but luckily nothing was done, except for one truly useful thing : placing the forest under the protection of the State and forbidding anyone from coming there to make charcoal. For it was impossible not to be taken with the beauty of these young trees in full health. And the forest exercised its seductive powers even on the deputy himself.
I had a friend among the chief foresters who were with the delegation. I explained the mystery to him. One day the next week, we went off together to look for Elzéard Bouffier, We found him hard at work, twenty kilometers away from the place where the inspection had taken place.
This chief forester was not my friend for nothing. He understood the value of things. He knew how to remain silent. I offered up some eggs I had brought with me as a gift. We split our snack three ways, and then passed several hours in mute contemplation of the landscape.
The hillside whence we had come was covered with trees six or seven meters high. I remembered the look of the place in 1913 : a desert... The peaceful and steady labor, the vibrant highland air, his frugality, and above all, the serenity of his soul had given the old man a kind of solemn good health. He was an athlete of God. I asked myself how many hectares he had yet to cover with trees.
Before leaving, my friend made a simple suggestion concerning certain species of trees to which the terrain seemed to be particularly well suited. He was not insistent. « For the very good reason, » he told me afterwards, « that this fellow knows a lot more about this sort of thing than I do. » After another hour of walking, this thought having travelled along with him, he added : « He knows a lot more about this sort of thing than anybody - and he has found a jolly good way of being happy ! »
It was thanks to the efforts of this chief forester that the forest was protected, and with it, the happiness of this man. He designated three forest rangers for their protection, and terrorized them to such an extent that they remained indifferent to any jugs of wine that the woodcutters might offer as bribes.

The forest did not run any grave risks except during the war of 1939. Then automobiles were being run on wood alcohol, and there was never enough wood. They began to cut some of the stands of the oaks of 1910, but the trees stood so far from any useful road that the enterprise turned out to be bad from a financial point of view, and was soon abandoned. The shepherd never knew anything about it. He was thirty kilometers away, peacefully continuing his task, as untroubled by the war of 39 as he had been of the war of 14.

I saw Elzéard Bouffier for the last time in June of 1945. He was then eighty-seven years old. I had once more set off along my trail through the wilderness, only to find that now, in spite of the shambles in which the war had left the whole country, there was a motor coach running between the valley of the Durance and the mountain. I set down to this relatively rapid means of transportation the fact that I no longer recognized the landmarks I knew from my earlier visits. It also seemed that the route was taking me through entirely new places. I had to ask the name of a village to be sure that I was indeed passing through that same region, once so ruined and desolate. The coach set me down at Vergons. In 1913, this hamlet of ten or twelve houses had had three inhabitants. They were savages, hating each other, and earning their living by trapping : Physically and morally, they resembled prehistoric men . The nettles devoured the abandoned houses that surrounded them. Their lives were without hope, it was only a matter of waiting for death to come : a situation that hardly predisposes one to virtue.
All that had changed, even to the air itself. In place of the dry, brutal gusts that had greeted me long ago, a gentle breeze whispered to me, bearing sweet odors. A sound like that of running water came from the heights above : It was the sound of the wind in the trees. And most astonishing of all, I heard the sound of real water running into a pool. I saw that they had built a fountain, that it was full of water, and what touched me most, that next to it they had planted a lime-tree that must be at least four years old, already grown thick, an incontestable symbol of resurrection.

Furthermore, Vergons showed the signs of labors for which hope is a requirement : Hope must therefore have returned. They had cleared out the ruins, knocked down the broken walls, and rebuilt five houses. The hamlet now counted twenty-eight inhabitants, including four young families. The new houses, freshly plastered, were surrounded by gardens that bore, mixed in with each other but still carefully laid out, vegetables and flowers, cabbages and rosebushes, leeks and gueules-de-loup, celery and anemones. It was now a place where anyone would be glad to live.
From there I continued on foot. The war from which we had just barely emerged had not permitted life to vanish completely, and now Lazarus was out of his tomb. On the lower flanks of the mountain, I saw small fields of barley and rye; in the bottoms of the narrow valleys, meadowlands were just turning green.
It has taken only the eight years that now separate us from that time for the whole country around there to blossom with splendor and ease. On the site of the ruins I had seen in 1913 there are now well-kept farms, the sign of a happy and comfortable life. The old springs, fed by rain and snow now that are now retained by the forests, have once again begun to flow. The brooks have been channelled. Beside each farm, amid groves of maples, the pools of fountains are bordered by carpets of fresh mint. Little by little, the villages have been rebuilt. Yuppies have come from the plains, where land is expensive, bringing with them youth, movement, and a spirit of adventure. Walking along the roads you will meet men and women in full health, and boys and girls who know how to laugh, and who have regained the taste for the traditional rustic festivals. Counting both the previous inhabitants of the area, now unrecognizable from living in plenty, and the new arrivals, more than ten thousand persons owe their happiness to Elzéard Bouffier.

When I consider that a single man, relying only on his own simple physical and moral resources, was able to transform a desert into this land of Canaan, I am convinced that despite everything, the human condition is truly admirable. But when I take into account the constancy, the greatness of soul, and the selfless dedication that was needed to bring about this transformation, I am filled with an immense respect for this old, uncultured peasant who knew how to bring about a work worthy of God.

  Elzéard Bouffier died peacefully in 1947 at the hospice in Banon.

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昨天看chinadaily手机早报,第一帧竟然英译版的这首诗,虽然颇为喜欢,却一直没留意过是否有被译为外语。读完报中杨、戴先生的译版,很是享受,于是兴起,随手拿了张纸,奋笔又将之译成了法语。 


Le fragment


Lorsque tu regarde le paysage par le pont,

les touristes te regardent en haut.

La lune éclatante orne ta fenêtre,

tu embellis le songe d'un autre.


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英译

Fragment


When you watch the scenery from the bridge,

the sightseer watches you from the balcony.

The bright moon adorns your window,

while you adorn another's dream.


——杨宪益、戴乃迭译

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原文

断章


你站在桥上看风景,

看风景的人在楼上看你。

明月装饰了你的窗子,

你装饰了别人的梦。


——卞之琳
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(2011-03-22 01:09)
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杂谈

如果    哭  不见,
那么
只是在心底哭。

如果    痛  不闻,
那么
只是心底在痛。

须知
尊严是很倔强的 在
不离
不弃
固执是一己追逐的 梦
坚定
坚持

没看懂这一切?
那就是......不懂
不懂存在
不懂虚无
终日被陈列眼前的 蒙蔽

什么
想弄懂?


不 这不可能
永远不会懂的 就此
就此
别过 别过这粉色的梦
得不到了
已经缀着了黑
暗郁的黑

心碎?
自欺欺人吧
碎声无闻呐。
咳!
还是笑吧
曾经的向日葵
继续追着你的新太阳 去吧
去追 追着它笑
至少他的色彩和你是相同的
不要再与黑色接近
不要被吞噬。

连自己的幸福都把握不了的向日葵,
不是良种向日葵。
别再做只会一味 一味地听从夜的精灵 聒噪。
你的方向呢?迷失了?
于是
于是再次弄丢你的太阳?
对 抖抖枝叶 你说
至少还有月亮,还有夜陪着你。
而且太阳还是会升起。
但愿再次升起的太阳色彩 光鲜 依旧

可笑,
单薄轻衣
忍者 忍者 寒
犯着 犯着 困
却还在想着
想着的这些 这些 精神给养。

至于
夜的精灵。
祝福
祝福你们永远得不到光明,
不过你们应得
你们也确实只能做永夜的精灵。

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看看证书的颁发日期,貌似去年11月就评完了,到现在才发。。。貌似还是邮局比较给力,星期一通知的,今天就拿到了。。mark下哈哈!欢迎大家批评我是在炫耀哈哈~!



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(2011-03-01 00:08)
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杂谈

 

是一朵向日葵,
纯净的黄。
它向着我笑,
无论我走到哪里,
于是我也笑了。

是一块水晶,
比透明更清澈。
不用擦拭,
望着它,
于是照出了我自己。

我把它们放到了一起,
透出水晶的一抹黄里,
猜猜我看到了什么?
那是你的影子。

别问我天空有多高,
因为不止我不知道。
但我可以告诉你,
黑暗有多黑,
因为从更黑的暗里窥出的,
那是幸福。

 

A une femme souriante


明天译成法语哈~!

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杂谈

分类: 法语
早上接到电话,电话里对方自称南京大学,一下子没反映过来,以为又是那种招生广告电话,我汗。。。广告接多了的后遗症。。。后来说是和我核对地址寄证书和奖金。我反问了一句“啊~!真的获奖了?都快忘了这事了。。。”然后就狂谢谢对方老师。。

获全国法语文学翻译比赛三等奖,mark一下。。以资鼓励继续深入学习。。

接完电话,马上给我亲爱的何敬业老师发短信。。。谢谢何老师一直以来的鼓励和教诲。。

其实自打参赛作品寄出后,就一直忘了这事了。。想想自己是比赛快截稿的时候知道比赛信息的,然后再决定参赛,时间紧,而且那时工作忙,每天加班。最后的作品自己还不是很满意,完全是重在参与的。。。想不到还真获奖了。。感谢中国法语教学研究会的鼓励哈。。。
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杂谈

分类: 法语

"Je ne peux pas t'attendre depuis un an et un mois,autant que ne peux pas t'attendre jusqu'à tu a 25 ans,je t'attendrai cependant à la fin de la vie"

En attendant ce film depuis quelque mois,je l'ai juste vu.J'aime beaucoup la phrase extraite dans la guillemets avant-propos.L'amour en l'année 50-70 chinoise était vraiment plus simple,mais aussi clair.Il était semblable aux sources.A mon avis,ce film ne peut dépasser les autres films de même réaliseur,monsieur Zhang Yi Mou,car il n'est que un film d'amour,mais émouvant.Le nom de film est splendid,parce que le go?t du premier amour semblable aux azeroles,aigres,apres,mais adorables,que nous avons su.Vous imaginez-vous,si nous sommes obligés perdre la memoire, que voulez-vous garder?Le premier amour que veut garder la grande partie de personne.Exacterment,c'est le charme d'amour.La film,consisté à exposer ce sentiment merveilleux,se fonds une vue pastorale.En écran,l'amour de 2 acteur retient extraordinairement,ils n'avait pas la "superflue" touche physique qui foisonne dans les autres films contemprorains.

Ayant vu tout le film,je trouve une intrigue intéressant de film.L'actrice,JingQiu,n'appelle jamais le nom du acteur,LaoSan,que nous pouvons comprendre comme une intrigue d'auteur,mais en fait,elle était une reflet de la vie quotidienne.les femmes chinoise de ce temps-là,qui a l'air  timide,n'aiment pas apeler le nom de ses amant,elle adore leur appeler :lui,il.Dans la fin de film,LaoSan,agonisant,s'allongeait sur le lit d'h?pital en attendant son amant,JingQiu chancelait aller vers lui avec une bouche fermée,les yeux humides,pourqouoi elle ne l'appellait d'abord.Cela me fait beaucoup noeud de humeur,je comprends que c'est un arrangement d'auteur,mais je n'espere qu'elle ouver sa bouche.

A la fin de film,je reste très longtemps à la scène de film,semblable à revenir à mon enfance,cela me perds longuement.Quand la liste de nom d'éauipe était perdue,ma pensée d'amour tourbillonne cependant.Qu'est-ce que c'est l'amour? Est-ce que l'amour sera éternel?.......tout les autres questions de même thème..

L'amour ,voyez vous,cela n'explique jamais,ni espérera expliquer!

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杂谈

分类: 法语


《望月怀远》                                 Voir la lune,penser l'amant éloigné.

海上生明月,                     A n'importe quelle marine,la lune resplendit pareillement,
天涯共此时。                     a n'importe côté du monde,nous la voyons simultanément.

情人怨遥夜,                    C'est l'insomnie que tu te plains de la lune,
竟夕起相思。                     c'est la maladie d'amour que tu souffres sous la lune.

灭烛怜光满,                    Que le clair s'emplisse,je éteins la chandelle,
披衣觉露滋。                    que la lune soit plus limpide,je sors,mais la rosée me mouille.

不堪盈手赠,                    Si je pouvais te offir cette beauté,
还寝梦佳期。                    si je me rendormais,
                                     dans le réve,
                                     nous pourrions nous voir d'une nouveauté.



翻得不好,贤者请指正。


等天再黑点,月亮爬上树梢头后,愿在天涯的你我大家,共此良辰的美景,与家人团聚,在月下谈如何分月饼,在清风中望来日方长,最后在美梦中迎来新一天。祝所有看到的人,所有互为思念的人。所有的人,中秋快乐!
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杂谈

分类: 心情

刚接庄哥短信一枚,故而答之,实觉心中暖暖,遂存之念之。

庄哥:"皇上鼓励山木元帅,保持斗志继续找,死了都要找,有时候有时候,心若在梦就在,金色盾牌热血铸就,星星点灯,它说风雨中这点痛算什么,没有人能随随便便成功,没有花香没有树高不如潇洒走一回,等到风景都看透,也许你会陪我看细水长流。"

吾答:”谢谢陛下,小的定当不懈努力!
今晨闻鸡鸣遂起之,忽觉晨光之无限美,
着实于己之快意许,问世间之乐事何也?
唯随心所欲不逾矩,复尔感念过往数月,
恰仅几枚孔方入袋,至余学识阅历诸尔,
则袋内空空非吾欲。光阴似箭人生如戏,
吾窃今启只争朝夕,灼为来年投考功名。
今谢兄之恳切教诲,及蠢弟于无量温暖,
可见人走茶未必凉,人间仍有真情自在。
承蒙兄之不嫌结交,实乃短短四月之珍,
望此生能不失音信,心怡然把酒圆月下。
敬祝兄嫂事事顺心,静候新娃降世喜报!”



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